BITCOIN : LA SUISSE A-T-ELLE RATÉ SON RENDEZ-VOUS AVEC L’HISTOIRE ?
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La Suisse aime se présenter comme un pays qui ne se précipite pas. Elle observe. Elle calcule. Elle conserve. Elle arbitre. Elle protège ses montagnes, ses banques, ses coffres, ses secrets partiellement dissous dans la modernité fiscale, sa neutralité soigneusement entretenue et son image de gardienne rationnelle de la stabilité. Dans l’imaginaire monétaire mondial, la Suisse n’est pas seulement un pays. C’est une idée : celle d’un endroit où l’argent ne crie pas, où le capital préfère les couloirs feutrés aux tribunes bruyantes, où l’or dort mieux qu’ailleurs, où la prudence passe pour une forme supérieure d’intelligence. Et pourtant, face à Bitcoin, cette prudence ressemble de plus en plus à une hésitation historique.
L’initiative citoyenne qui voulait obliger la Banque nationale suisse à intégrer Bitcoin dans ses réserves est en train d’être abandonnée. Selon Reuters, les organisateurs de la “Bitcoin Initiative” n’ont pas réussi à réunir les 100 000 signatures nécessaires pour déclencher un référendum constitutionnel. Après environ dix-huit mois de campagne, il ne restait que quelques semaines avant l’échéance, et les partisans du projet n’avaient réuni qu’environ la moitié des signatures requises. Yves Bennaim, fondateur de l’initiative, a reconnu que le pari était difficile dès le départ et indiqué que l’initiative allait expirer, tout en estimant que le débat avait progressé.
Sur le papier, l’échec est clair. Pas assez de signatures. Pas de référendum. Pas de modification constitutionnelle. Pas d’obligation pour la Banque nationale suisse de conserver du bitcoin aux côtés de l’or et des devises étrangères. Le pays de la démocratie directe a parlé, ou plus exactement, il n’a pas parlé assez fort. Bitcoin n’est pas encore entré dans le coffre officiel de la Suisse. Mais ce qui est intéressant ici, ce n’est pas seulement l’échec. C’est ce que cet échec révèle.
La proposition visait à modifier la constitution suisse afin que la Banque nationale suisse détienne Bitcoin parmi ses réserves, aux côtés de l’or. L’idée n’était pas simplement de faire un coup médiatique. Elle posait une question profonde : si la Suisse se veut neutre, souveraine et prudente face aux grandes monnaies politiques, pourquoi refuser d’étudier sérieusement un actif mondial, rare, non souverain, non imprimable, indépendant du dollar et de l’euro ?
La Banque nationale suisse, elle, reste opposée à l’idée. Son argumentaire est classique, presque prévisible : Bitcoin serait trop volatil, pas assez liquide, et ne répondrait pas aux exigences d’un actif de réserve censé préserver la valeur tout en restant flexible. Martin Schlegel, président de la BNS, avait déjà rejeté en 2025 l’idée d’ajouter Bitcoin aux réserves, en invoquant notamment la volatilité et les problèmes de liquidité.
D’un point de vue strictement central bancaire, cette position se défend. Une banque centrale ne gère pas ses réserves comme un bitcoiner gère son cold wallet. Elle doit pouvoir intervenir sur les marchés. Elle doit défendre sa monnaie. Elle doit gérer la liquidité. Elle doit préserver la stabilité. Elle doit éviter les actifs trop imprévisibles. Elle doit penser en termes de risque, de bilan, de réputation, de politique monétaire, de crédibilité internationale. Un actif qui peut perdre 30 % en quelques semaines n’entre pas facilement dans une grille de gestion conçue pour la prudence. Mais c’est précisément là que le débat devient intéressant. Parce que Bitcoin ne rentre pas proprement dans les cases existantes. Et c’est peut-être parce qu’il ne rentre pas dans ces cases qu’il mérite d’être pris au sérieux.
La Suisse regarde Bitcoin avec les outils du vieux monde : volatilité, liquidité, réserve de valeur à court terme, usage dans une politique de change, stabilité comptable. Bitcoin, lui, pose une autre question : que vaut une réserve si elle repose principalement sur des monnaies que d’autres États peuvent diluer, instrumentaliser ou politiser ?
Les partisans de l’initiative défendaient justement cet angle. Luzius Meisser, figure liée au projet, avait plaidé pour Bitcoin comme outil de diversification face au dollar et à l’euro. Yves Bennaim soutenait lui aussi que Bitcoin pouvait devenir une alternative neutre aux grandes monnaies politiques, précisément parce qu’il n’appartient à aucun État. Reuters rapportait en 2025 que les défenseurs du projet voyaient dans Bitcoin une réponse à la dépendance aux monnaies traditionnelles, dans un contexte de tensions géopolitiques et d’instabilité économique mondiale.
Et là, la Suisse devrait être particulièrement sensible. Si un pays comprend la valeur de la neutralité, c’est bien elle. Si un pays comprend la puissance symbolique d’une réserve qui ne dépend pas entièrement d’un empire monétaire, c’est bien elle. Si un pays aurait pu regarder Bitcoin non pas comme une crypto volatile, mais comme une forme nouvelle de neutralité monétaire, c’est encore elle.
C’est pourquoi l’échec de cette initiative est plus troublant qu’il n’y paraît. La Suisse ne refuse pas seulement Bitcoin parce qu’il est risqué. Elle refuse peut-être de voir qu’un monde nouveau se forme autour des réserves numériques. Elle reste fidèle à sa prudence, mais la prudence, à certains moments de l’histoire, peut devenir une forme élégante de retard. Il ne faut pas caricaturer. La BNS n’est pas stupide. Elle ne va pas jeter des milliards dans un actif simplement parce qu’un groupe de bitcoiners lui explique que l’avenir est orange. Une banque centrale doit être froide, lente, presque ennuyeuse. On ne demande pas à la BNS de se comporter comme un compte X avec une photo de laser eyes et trois emojis fusée. Mais entre tout refuser et tout acheter, il existe une marge. Une marge d’étude, d’expérimentation, d’allocation minime, de réflexion stratégique.
C’est d’ailleurs ce que proposaient certains défenseurs du projet : ne pas convertir toute la réserve suisse en Bitcoin, mais envisager une allocation limitée, parfois évoquée autour de 1 % ou 2 %, comme outil de diversification asymétrique. Dans un portefeuille de réserves immense, une exposition contrôlée à Bitcoin ne signifierait pas l’abandon de la prudence. Elle pourrait signifier l’ouverture à une nouvelle classe d’actif monétaire mondiale. Mais pour la BNS, Bitcoin reste encore trop instable. Trop jeune. Trop volatil. Trop difficile à intégrer dans une doctrine de réserve classique. C’est l’argument du gardien de coffre : “Ce n’est pas assez sûr.” Le problème, c’est que l’histoire monétaire ne récompense pas toujours ceux qui attendent que tout soit sûr. Quand tout est sûr, le prix de l’opportunité a souvent déjà été payé par d’autres.
On pourrait résumer le dilemme suisse ainsi : la Suisse veut des actifs stables parce qu’elle pense comme une banque centrale. Bitcoin attire parce qu’il existe précisément contre l’instabilité produite par les banques centrales. C’est un choc de philosophies. Pour la BNS, la réserve doit protéger la valeur dans un cadre monétaire existant. Pour les bitcoiners, Bitcoin protège contre la dégradation de ce cadre lui-même. Pour la BNS, la volatilité de Bitcoin est un problème. Pour les bitcoiners, la volatilité est le prix d’une monétisation encore en cours. Pour la BNS, la liquidité doit être immédiatement suffisante à l’échelle d’une banque centrale. Pour les bitcoiners, la liquidité augmente précisément parce que l’actif est adopté progressivement. Pour la BNS, Bitcoin ne remplit pas encore les critères. Pour les bitcoiners, les critères eux-mêmes ont été conçus avant l’existence de Bitcoin. Voilà la vraie fracture.
Et cette fracture dépasse la Suisse. Elle touche toutes les banques centrales. Elles jugent Bitcoin depuis l’intérieur du système que Bitcoin remet en question. Elles demandent à Bitcoin de se comporter comme un actif de réserve traditionnel, alors que son intérêt est justement de ne pas être un actif traditionnel. Elles exigent la stabilité immédiate d’un actif dont la fonction est de se monétiser sur plusieurs décennies. Elles refusent sa volatilité sans se demander si cette volatilité n’est pas le symptôme d’une adoption encore incomplète, pas une preuve d’échec.
Cela ne veut pas dire que Bitcoin est déjà prêt à remplacer les réserves existantes. Ce serait ridicule. Une banque centrale ne peut pas gérer son bilan comme un maximaliste enfermé dans une cave avec un nœud Umbrel et une cafetière. Mais cela veut dire que le refus total commence à ressembler à un manque d’imagination stratégique. La Suisse aurait pu être le premier grand pays de la prudence à dire : nous n’allons pas tout changer, mais nous allons reconnaître que Bitcoin mérite une place, même minime, dans la réflexion monétaire nationale. Elle aurait pu devenir le laboratoire d’une réserve hybride, où l’or physique et l’or numérique coexistent, non pas comme des jumeaux parfaits, mais comme deux réponses différentes à la même méfiance envers la monnaie politique. Au lieu de cela, elle reste spectatrice.
Pendant ce temps, les États-Unis avancent dans une direction différente. Leur réserve stratégique Bitcoin, issue principalement de BTC saisis ou confisqués, n’est pas la même chose qu’une allocation volontaire de banque centrale. Mais le signal politique existe : Washington organise, sécurise et conserve des bitcoins au lieu de simplement les liquider. La Suisse, elle, refuse encore de faire entrer Bitcoin dans sa doctrine officielle de réserve. D’un côté, une puissance impériale qui comprend peut-être tardivement l’intérêt stratégique de ne pas vendre. De l’autre, une nation réputée pour sa neutralité financière qui regarde l’actif neutre par excellence avec méfiance. L’ironie est épaisse. On pourrait presque la couper au couteau suisse.
La Suisse a construit une partie de son prestige sur l’idée de conservation. Conserver l’or. Conserver le capital. Conserver la confiance. Conserver une distance prudente avec les conflits. Conserver une image de stabilité. Bitcoin, lui, est une technologie de conservation radicale : conserver une valeur rare dans un réseau sans centre, sans banque, sans frontière, sans permission. Il est, d’une certaine manière, l’héritier numérique d’une partie de ce que la Suisse prétend incarner. Et pourtant, la Suisse officielle le repousse encore. Pourquoi ?
Parce que Bitcoin n’est pas seulement un actif. C’est une menace conceptuelle. Il oblige les banques centrales à regarder une monnaie qui fonctionne sans elles. Il oblige les États à regarder une réserve qui ne peut pas être imprimée. Il oblige les gestionnaires de portefeuille à regarder un actif qui n’a ni conseil d’administration, ni bilan, ni émetteur, ni politique de rachat, ni promesse de dividende. Il oblige la finance traditionnelle à reconnaître qu’une partie de la confiance peut être remplacée par de la vérification. Pour une banque centrale, cette idée est presque insultante.
La BNS peut accepter l’or parce que l’or est ancien, passif, muet, parfaitement intégré dans l’histoire des réserves. L’or ne menace plus vraiment le système. Il le complète. Il dort dans les coffres, il rassure, il brille, il ne parle pas. Bitcoin, lui, est vivant. Il se déplace. Il se vérifie. Il se mine. Il se conserve avec des clés. Il circule hors des banques. Il donne aux individus un pouvoir que les banques centrales préfèrent garder abstrait. Bitcoin n’est pas seulement un actif de réserve potentiel. C’est un rappel permanent que la monnaie peut exister sans autorité centrale.
Alors oui, la Suisse a peut-être raté son rendez-vous avec l’histoire. Pas parce qu’elle n’a pas acheté massivement Bitcoin. Pas parce qu’elle n’a pas transformé la BNS en fonds spéculatif orange. Mais parce qu’elle n’a même pas réussi à porter la question jusqu’au référendum. Dans un pays où les citoyens peuvent voter sur des sujets monétaires profonds, le fait que l’initiative n’atteigne qu’environ la moitié des signatures requises montre que le débat n’a pas encore pénétré suffisamment profondément dans la société. C’est un échec culturel avant d’être un échec politique.
Les bitcoiners aiment parfois croire que l’évidence finira toujours par s’imposer. Mais l’évidence n’existe pas en politique. Elle se construit. Il faut convaincre. Il faut expliquer. Il faut traduire. Il faut sortir du jargon. Il faut montrer pourquoi Bitcoin n’est pas seulement un actif de spéculation, mais un outil de souveraineté. Il faut expliquer pourquoi une réserve nationale dépendante du dollar et de l’euro pose problème. Il faut montrer comment une petite exposition pourrait renforcer, et non affaiblir, la neutralité suisse. Si 100 000 signatures n’ont pas été réunies, ce n’est pas seulement parce que la population est aveugle. C’est aussi parce que le récit n’a pas encore touché assez de monde.
Bitcoin ne gagne pas simplement parce qu’il a raison. Il gagne quand les gens comprennent pourquoi il a raison. C’est le travail le plus difficile. Et c’est peut-être la vraie leçon suisse. Dans un pays sophistiqué, riche, éduqué, financier, habitué aux référendums, Bitcoin reste encore une idée minoritaire quand il s’agit de toucher les réserves de la banque centrale. Cela prouve que la route est longue. Même dans un pays favorable à la finance, même dans un pays où les cryptos ont une présence importante, même dans un pays qui abrite une partie de l’écosystème blockchain européen, l’idée de Bitcoin comme réserve nationale reste encore trop radicale.
Il faut entendre cela sans se raconter d’histoires. Le monde n’est pas encore prêt. Ou plutôt, certaines parties du monde ne sont prêtes qu’à acheter Bitcoin comme produit, pas à le reconnaître comme réserve monétaire. Il est plus facile d’accepter un ETF que de modifier une constitution. Plus facile d’acheter une action liée au bitcoin que de demander à une banque centrale de changer sa doctrine. Plus facile de dire “actif spéculatif” que “réserve stratégique”. Plus facile de regarder le prix que de regarder l’histoire monétaire.
La Suisse a donc reculé. Ou plutôt, elle n’a pas avancé. Mais l’histoire n’est pas terminée. Yves Bennaim a indiqué que l’initiative allait expirer, mais aussi que le débat avait progressé. C’est peut-être maigre, mais ce n’est pas rien. Les premières tentatives échouent souvent. Elles servent à mesurer le terrain, à tester les arguments, à identifier les résistances, à déplacer légèrement la fenêtre du pensable. Ce qui semblait absurde hier devient discutable demain, puis évident après-demain. La finance adore faire semblant d’avoir toujours été rationnelle après avoir été aveugle pendant dix ans. Bitcoin a déjà connu cela. Il était mort. Puis inutile. Puis dangereux. Puis spéculatif. Puis intéressant. Puis institutionnel. Puis stratégique. Chaque étape commence par un refus.
La Suisse a refusé aujourd’hui. Cela ne signifie pas qu’elle refusera toujours. Mais le temps compte. Dans Bitcoin, attendre a un coût. Chaque cycle rend l’actif plus rare entre les mains de ceux qui ont compris plus tôt. Chaque hésitation déplace la distribution. Chaque vente prématurée enrichit un acheteur plus patient. Chaque banque centrale qui refuse Bitcoin aujourd’hui pourrait devoir l’acheter plus cher demain, ou expliquer pourquoi elle est restée totalement absente d’un actif devenu incontournable.
C’est là que la prudence peut devenir dangereuse. La prudence protège contre les erreurs rapides. Mais elle peut aussi empêcher les décisions asymétriques. Ne pas prendre un petit risque aujourd’hui peut conduire à subir un grand regret demain. La BNS voit la volatilité de Bitcoin. Elle voit moins peut-être la volatilité géopolitique du monde fiat : dettes publiques massives, monnaies politiques, tensions entre blocs, fragmentation financière, sanctions, dépendance au dollar, guerres commerciales, perte progressive de confiance dans les institutions. Dans ce contexte, Bitcoin n’est pas un actif calme. Mais le monde lui-même n’est plus calme.
Et c’est peut-être là que la Suisse se trompe le plus. Elle juge Bitcoin comme s’il devait entrer dans un monde stable. Or Bitcoin est intéressant parce que le monde devient instable. Un actif de réserve ne doit pas seulement être confortable dans le présent. Il doit parfois protéger contre des futurs que les modèles officiels préfèrent sous-estimer. L’or a joué ce rôle pendant des siècles. Pas parce qu’il rapportait des intérêts. Pas parce qu’il était parfaitement liquide dans toutes les situations. Pas parce qu’il plaisait aux économistes modernes. Mais parce qu’il était une réserve hors promesse. Bitcoin propose une version numérique de cette logique, avec des qualités différentes, des risques différents, une temporalité différente. Le rejeter entièrement parce qu’il ne ressemble pas encore aux actifs anciens, c’est peut-être refuser de voir l’apparition d’une nouvelle catégorie.
La Suisse aurait pu être pionnière. Elle choisit d’attendre. Peut-être que cette attente sera justifiée. Peut-être que Bitcoin restera trop volatil pour les banques centrales pendant longtemps. Peut-être que les États préféreront accumuler en secret plutôt que changer officiellement leurs réserves. Peut-être que la Suisse finira par entrer quand tout sera plus clair, plus liquide, plus accepté, mais aussi beaucoup plus cher. Peut-être qu’elle dira alors que la prudence exige une allocation limitée, après avoir expliqué pendant des années que cette allocation était impossible.
L’histoire monétaire est pleine de gens qui découvrent tardivement leur clairvoyance. Pour l’instant, le fait reste là : la Suisse officielle ne veut pas encore de Bitcoin dans ses réserves. La population n’a pas été suffisamment mobilisée pour imposer le débat par référendum. La Banque nationale suisse garde sa ligne. Volatilité. Liquidité. Conservation de valeur. Prudence. Encore et toujours la prudence. Mais Bitcoin continuera sans elle. C’est peut-être la partie la plus importante. Bitcoin n’a pas besoin de la BNS. Il n’a pas besoin de la Suisse. Il n’a pas besoin d’un référendum. Il n’a pas besoin que les banques centrales l’aiment. Il n’a pas besoin que les gardiens de coffre reconnaissent son existence. Il continuera à produire des blocs, à réduire son émission, à attirer des capitaux, à forcer les États à se positionner, à déplacer lentement la frontière entre monnaie politique et monnaie protocolaire.
La Suisse peut refuser Bitcoin. Elle ne peut pas empêcher Bitcoin de devenir un sujet suisse. Et c’est déjà arrivé. Une initiative a été lancée. Des signatures ont été recueillies. La BNS a dû répondre. Reuters a couvert l’échec. Les arguments sont désormais publics. Le débat a eu lieu, même s’il n’a pas encore atteint la taille nécessaire pour devenir un vote national. La première tentative échoue, mais elle laisse une trace. Dans Bitcoin, les traces comptent. Un bloc après l’autre. Une idée après l’autre. La Suisse n’a peut-être pas raté définitivement son rendez-vous avec l’histoire. Mais elle l’a repoussé. Et dans un monde où Bitcoin avance sans attendre personne, repousser un rendez-vous peut parfois coûter très cher.
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